-A A +A

Les mares

Les mares, concentré de biodiversité

 

  1. De mares en mares
  2. Petites mais costaudes !
  3. Mares, subtils équilibres entre usages et nature
  4. La mare idéale ?

1. De mares en mares

Ce qui qualifie le mieux les mares, c’est leur taille et le fait que leur niveau d’eau n’est dépendant que de facteurs « naturels » : pluviométrie, ruissellement, évaporation. On considère que leur surface ne dépasse pas les 2000 m²*, soit près de la surface de deux piscines olympiques. Mais elles n’occupent le plus souvent que quelques mètres carré. Leur profondeur quant à elle n’excède pas les deux mètres.

Née d’une dépression formée dans un sol imperméable et alimentée par les eaux de pluie, de ruissellement ou encore d’une nappe souterraine, la mare est alors naturelle. Dépendante de facteurs extérieurs, elle peut facilement s’assécher s’il ne pleut pas et s’il fait chaud. Elle peut donc aussi être temporaire.

De nombreuses mares ont en revanche été creusées par l’homme, à partir du moment où la démographie l’a poussé à s’éloigner des rivières, pour couvrir ses besoins en eau : abreuvoirs, nettoyage des chevaux après le labour, usages domestiques, artisanaux ou de loisirs, réserves d’eau en cas d’incendie et plus récemment épuration des eaux de ruissellement des routes...

Ainsi, selon leurs situations géographiques et leurs usages, on trouvera des mares forestières, fréquentes notamment en forêt d’Orléans, des mares de prairies ou de champs, des mares de village et des mares de bord de route…

* Selon les sources, cette surface est parfois portée à 5000 m²

Les différents types de mare

Mare de prairie

Mare de prairie

Mare forestière

Mare forestière

Mare de village

Mare de bord de route

2. Petites mais costaudes !

Petite, la mare l’est le plus souvent. Mais cela ne l’empêche pas d’être un vrai concentré de biodiversité. Son grand intérêt est qu’elle apporte de la nature dans des secteurs anthropisés*, en contexte urbain, périurbain ou cultivé…

Sa faible profondeur induit un réchauffement rapide de l’eau et une luminosité importante, ce qu’apprécient de nombreuses plantes qui s’installent sur les berges, à la surface ou sous l’eau. Les variations du niveau d’eau selon les conditions météorologiques sont un facteur supplémentaire de diversité avec l’installation de plantes spécifiques à ces conditions. Cette grande variété floristique favorise la présence de nombreux animaux qui utilisent la mare comme point d’eau, terrain de chasse (mammifères, oiseaux) ou sites de reproduction, avec la présence remarquée au printemps des grenouilles comme la Grenouille verte ou la Rainette verte, des crapauds et autres batraciens, dont le Triton crêté, espèce reconnue d’intérêt européen, ou encore celle de très nombreux insectes.

Les mares proches des villes et villages ont un intérêt culturel, par le témoignage qu’elles apportent de certains usages passés. Elles ajoutent également un attrait paysager non négligeable dans certains secteurs très artificialisés. Pédagogiques, elles sont parfois la seule illustration de la biodiversité proche des habitations.

Le Butome en ombelles ou Jonc Fleuri

Le Butome en ombelles ou Jonc fleuri.
(Crédits photos : Cen Centre- F. Hergott)

Larve de Salamandre tachetée dans une mare forestières en Loir-et-Cher

Larve de Salamandre tachetée dans une mare forestière en Loir-et-Cher
(Crédits photos : Conservatoire-I. Gravrand)

3. Mares, subtils équilibres entre usages et nature

Avec l’arrivée de l’eau potable au robinet, les mares ont bien souvent perdu leurs fonctions initiales et, avec elles, leur intérêt apparent pour l’homme. Elles sont fréquemment négligées, perçues comme des lieux insalubres*, utilisées à d’autres fins moins propices à la biodiversité (décharges) ou simplement comblées. De plus, leur petite taille, le faible volume d’eau qu’elles accueillent, leur caractère temporaire les rendent instables et très sensibles à certains paramètres : la pollution peut y faire des ravages (accumulation de pesticides en milieu agricole, acidification* ou encore à eutrophisation* générale des milieux). L’intensification des pratiques agricoles contribue également à la réduction de leur nombre.

Sans intervention, elles sont doucement comblées par la vase qui s’accumule, elles s’assèchent et sont petit à petit envahies par la végétation, assez pour que la dépression légère du sol qui subsiste demeure la seule trace encore visible de ce qu’elles ont été.

Comme de nombreux milieux naturels, elles sont aussi sujettes à l’invasion par des espèces exotiques, comme la jussie, belle plante aux fleurs jaunes, qui apprécie particulièrement les eaux peu agitées.

Le devenir d'une mare abandonnée

4. La mare idéale ?

Prendre conscience de l’intérêt des mares est un préalable essentiel.

Pour les conserver, il faut ensuite intervenir afin d’éviter leur comblement naturel.

Les mares sont d’autant plus intéressantes qu’elles sont présentes en grand nombre sur un territoire, et reliées entre elles par des fossés, chemins, haies ou franges boisées, formant un réseau de milieux, ou des corridors biologiques, essentiel pour la circulation et la pérennité des espèces.

Un réseau de mares préservé

Illustrations Thierry Cardinet

Les acteurs de l'ORB Centre

Actualités




Photothèque / Vidéothèque

encart accès à la photothèque / vidéothèque

Glossaire

Réseaux sociaux

Newsletter

Recevez nos dernières actualités !

Conditions d'utilisation

Le site www.orb-centre.fr est le site officiel de l’Obser